Comme elle est belle la promesse de la vie éternelle que les religions prodiguent comme si c’était des friandises dans un village d’enfants affamés. J’aimerais y croire moi aussi, la vie aurait peut-être plus de sens. Je n’y arrive pas, c’est plus fort que moi. Mis à part un tas de gens qui y croient et le répètent, il n’y a aucun signe que l’esprit continue de vivre une fois que les neurones ont perdu leur synchronisme. Après la mort, le support est encore là mais l’information est partie, comme un disque qu’on aurait effacé.

Je m’en vais mes amis, je n’en ai plus pour longtemps. Mon esprit s’effrite, j’en perds de grands morceaux à chaque jour qui passe. Je me dois de vous dire salut, ici et maintenant, car je ne reviendrai probablement plus. Merci d’avoir fait partie de ma vie, ce qui en restait, ce fut pour moi une très belle expérience. Continuez le rêve tranquille, celui qui m’habite depuis si longtemps et que je n’ai jamais su comment exprimer correctement. J’aurais voulu vous dire que même si je ne crois pas en dieu, je crois en l’humain. Je le crois capable de grande choses et cet espoir qui n’est pas d’origine divine domine ma vie, c’est mon plus grand cadeau. Je suis un rêveur, mais j’ai fini de rêver. Il est temps pour moi de m’endormir une dernière fois.

Publicités

Rome prouve une fois de plus à quel point la doctrine religieuse catholique est déconnectée de la réalité humaine. Suite à un sommet religieux sur la prévention et la lutte contre le sida qui s’est tenu aux Pays-Bas la semaine dernière, le site Zenit a aujourd’hui accordé une entrevue à John Onaiyekan, archevêque d’Abuja au Nigeria. Lorsque ses réponses ne sont pas vides et évasives, elles perpétuent l’attitude criminelle de l’église catholique en continuant de renier l’utilisation du condom en tant que moyen efficace dans la lutte contre cette épidémie. De l’article:

ZENIT – En matière de prévention, l’autorisation d’utilisation du préservatif a souvent été au centre des débats. Qu’en pensez-vous?

Mgr Onaiyekan : Personnellement, je suis d’accord avec le Saint-Siège sur le fait que la réponse effective au défi que nous avons devant nous, et qui touche particulièrement les jeunes, n’est pas le préservatif mais un changement de style de vie, une meilleure organisation sanitaire, la résolution du problème de la pauvreté.

Et puis n’oublions pas qu’il y a ces millions de personnes déjà atteintes : distribuer les préservatifs ne les aident pas.

Non mais ça prends-tu un hostie de gang de lunatiques?

(respiration profonde)

Pour ne pas laisser ma montée de lait trop vous affecter, voici (calmement) la réponse des gens normaux envers les dirigeants de l’église catholique (et des autres religions de puritains qui leur emboîtent le pas):

  1. Votre attitude envers la prévention du sida, qui consiste à perpétrer un idéal de pureté en défaveur des mesures telles que l’utilisation du condom qui ont prouvé leur efficacité, laisse transparaître que vous ne comprenez pas la nature humaine, ou choisissez d’en ignorer les impératifs.
  2. Vous auriez le pouvoir de changer la situation mais vous ne l’utilisez pas. Cet entêtement cache sans doute un motif qui nous est inconnu mais qui trahit le caractère dominateur, obscur et mesquin de votre organisation. Il devient impossible de vous faire confiance.
  3. Votre refus de voir la vérité en face constitue votre plus grand péché, vous êtes coupables du plus grand crime jamais commis contre l’humanité.
  4. Nous, les gens normaux, désirons vous faire porter l’odieux de cette tragédie de 25 000 000 de morts. Nous ne vous le pardonnerons jamais.

Voilà, c’est dit.

L’auteur britannique Phillip Pullman (The Golden Compass) est sur le point de publier son prochain roman The Good Man Jesus and the Scoundrel Christ (Jésus le vertueux et Christ la crapule — ma traduction). Il y raconte l’histoire bien connue de Jésus qui, dans cette version, est affligé d’un frère jumeau, Christ, un homme calculateur qui oeuvre dans l’ombre de Jésus et, sous l’influence d’une organisation secrète appelée Église, va même jusqu’à modifier les enseignements de son frère pour les rendre immortels. On devine bien que les miracles et la résurrection seront des manipulations bien ficelés par Christ pour aider Jésus à passer à l’histoire.

Déjà menacé de mort avant même la parution de son livre, Pullman ne semble pas trop se soucier des vagues qu’il soulèvera dans le monde chrétien comme Salman Rushdie avant lui dans le monde musulman lors de la publication de Les versets sataniques. Lors d’une causerie à Oxford aujourd’hui, il a affirmé:

« Je savais que c’était une chose choquante à dire, mais personne n’a le droit de vivre sans être choqué. Personne n’est obligé de lire ce livre (…) et personne n’a le droit de m’empêcher d’écrire ce livre ».

Ça fait du bien de voir qu’il y a encore des gens qui ont le courage de lever des controverses et d’en assumer les conséquences, au péril même de leur vie car si les chrétiens sont moins ouvertement hargneux que les musulmans qui avaient condamné Rushdie à mort en 1989, on les sait très bien capables de n’importe quoi afin de faire taire la source d’un aussi flagrant sacrilège.

Le livre paraît mercredi le 31 mars et un extrait a été publié dans The Guardian hier (en anglais). Je ne le lirai probablement pas mais la controverse m’intéressera sans doute grandement.

Si vous êtes membre de Facebook, vous avez peut-être vu passer ceci. Il s’agit d’un groupe d’intolérants qui ne sont pukapab, au nombre de 12 835 membres déjà au moment où j’écris ceci.

Ça me désole totalement de voir à quel point le Québec est devenu radical sur les questions de race et de culture. Pendant que nos ministres se fendent le cul pour trouver des moyens de préserver cette culture qui nous est propre, les gens du peuple continuent à inventer des moyens de la mettre en contraste avec celle des autres et par le fait même de se penser supérieurs. Comme j’aimerais vivre dans un pays où les gens ne sont pas inquiets de leur identité, où ils ont assez de maturité pour être capables de tolérer même les croyants de toutes espèces. Mais non, comme partout ailleurs, notre peuple est composé d’humains, avec tout ce qu’ils ont de plus beau et aussi de plus mauvais. La guerre des clans se poursuit, ici comme ailleurs.

Désolé, on dirait que j’entre dans un phase misanthrope. Ça m’arrive de temps à autres. Fait chier.

Voici la transcription d’une lettre que je viens juste de recevoir et qui fait suite (plus vite que je ne l’aurais cru) à ma demande d’apostasie:

Monsieur,

Nous avons bien reçu votre demande d’apostasie effectuée le ———–.

Nous avons pris acte de votre décision considérant qu’elle fait suite à une réflexion sérieuse et libre de votre part. Conséquemment, vous ne serez plus tenu aux droits et obligations qu’entraînait votre baptême.

Votre apostasie a donc été notée au registre de la paroisse de ———–, diocèse de ———–.

Sachez également que vous serez toujours accueilli si un jour vous décidiez de renouer avec l’Église catholique.

Sincèrement vôtre,

Michel ———–, Notaire

Alors voilà, c’est fait. Je me sens, je me sens… pareil comme avant. Ça n’était pas une décision émotionnelle de ma part, c’était un acte réfléchi et purement rationnel alors il n’y a rien à ressentir.

—————

Je me suis demandé en relisant la lettre quels étaient les droits et obligations du baptisé catholique que j’ai perdus depuis que je suis un apostat. J’ai déniché ce document, pas trop vieux (95-98), qui en fait la liste comme suit:

  • Droit à l’égalité fondamentale et radicale de tous les fidèles dans l’Église — on soupçonne que les non baptisés et les apostats ne sont pas traités comme des égaux
  • Devoir de conserver la communion avec l’Église — hmm, j’en connais plusieurs qui ne font pas leur devoir
  • Devoir de poursuivre la sainteté — avec les récents scandales, on dirait que c’est le devoir le moins pratiqué par les membres mêmes du clergé
  • Droit et devoir de travailler à l’évangélisation et à l’apostolat de l’Église — une tâche très peu populaire depuis que les témoins de jéhovah en ont abusé
  • Droit de promouvoir et de soutenir des activités apostoliques ecclésiales — une tribune dans le feuillet paroissial vous est garantie
  • Droit à l’Éducation chrétienne — heureusement que ce ce droit ne se lit pas « droit à l’éducation chrétienne gratuite »
  • Obligation et droit de travailler à l’Évangélisation et à l’Apostolat — ça doit être important pour qu’ils le répètent deux fois
  • Droit des époux d’édifier le Peuple de Dieu; droit et devoir des parents à l’éducation chrétienne de leurs enfants — quand même surprenant qu’ils n’aient pas fait du droit de se multiplier un devoir, on aurait enfin compris l’acharnement contre la contraception
  • Droit de liberté des laïcs dans leur vie et leur mission dans le monde — un droit fondamental pour tous à ce que je sache, le seul que je n’aurai pas perdu
  • Droits des laïcs à exercer des charges, des offices ecclésiastiques, à remplir des rôles d’experts ou de conseillers — aussi connu sous le nom du droit des bedeaux
  • Obligations et droits des laïcs à la formation, à l’accès aux universités, aux grades universitaires à la possibilité réelle d’enseigner les sciences sacrées — les sciences sacrées!
  • Droit de remplir des ministères particuliers dans l’Église — dans ma paroisse, c’était madame Gauthier qui se prévalait de ce droit le plus souvent, au grand désarroi de tous car elle lisait si lentement…
  • Devoir d’acquérir la formation requise et droit à une juste rémunération — servir la messe dans mon jeune temps me valait la juste somme de 75¢ par semaine.

Finalement je n’aurai pas perdu grand chose.

Les balises entourant les demandes d’accommodement sont enfin définies depuis le dépôt aujourd’hui du projet de loi 94. Mes commentaires sur quelques extraits notables:

Tout accommodement doit respecter la Charte des droits et libertés de la personne (L.R.Q., chapitre C-12), notamment le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes et le principe de la neutralité religieuse de l’État selon lequel l’État ne favorise ni ne défavorise une religion ou une croyance particulière.

Je lis ici que serait refusée une demande d’accommodement qui serait sexiste (l’exemple de la demande pour un examen de conduite administré par une femme vient en tête), ou qui violerait la neutralité religieuse de l’état (on pourrait penser au refus par un juif de se faire servir par un employé de l’état qui serait visiblement musulman, ou vice-versa).

Un accommodement ne peut être accordé que s’il est raisonnable, c’est-à-dire s’il n’impose au ministère, à l’organisme ou à l’établissement aucune contrainte excessive eu égard, entre autres, aux coûts qui s’y rattachent et à ses effets sur le bon fonctionnement du ministère, de l’organisme ou de l’établissement ou sur les droits d’autrui.

Une situation me vient en tête. Supposons qu’un musulman soit dans la salle d’attente du service d’urgence d’un hôpital. Au moment de la prière, il s’absente un instant. Au retour, il s’aperçoit que son nom a été appelé et qu’il a raté son tour. Pourrait-il demander d’être accommodé afin que son nom soit remis en tête de la liste d’attente? Probablement, à moins que l’administration de l’hôpital ne trouve que ça soit une contrainte excessive. Cela violerait-il les droits d’autrui car ce genre de demande est généralement refusé? Difficile à juger selon moi.

Est d’application générale la pratique voulant qu’un membre du personnel de l’Administration gouvernementale ou d’un établissement et une personne à qui des services sont fournis par cette administration ou cet établissement aient le visage découvert lors de la prestation des services.

Lorsqu’un accommodement implique un aménagement à cette pratique, il doit être refusé si des motifs liés à la sécurité, à la communication ou à l’identification le justifient.

Alors donc, niqab et burqa sont hors de question dans les situations qui le demandent. Si on poursuit notre exemple de salle d’urgence, admettons que ça soit une femme en niqab qui soit en attente. Dans la salle, elle peut porter son vêtement mais lors de l’inscription et du triage, elle devra lever le voile et ce, même si l’infirmier de service est un homme. Elle pourra certainement demander à être vue par une femme et s’il en est une présente sur les lieux, elle sera probablement accommodée car je ne pourrais concevoir que ça poserait une contrainte excessive. Si par contre aucune infirmière n’est sur les lieux, d’en appeler une et de lui payer des heures supplémentaires serait probablement considéré comme excessif et la demande serait vraisemblablement refusée.

———————–

Je suis d’avis que le projet de loi est un bon début. Il apparaît juste et respectueux des droits de la personne, tout en préservant les règles sociales en vigueur au Québec, notamment la nécessité de voir le visage de quelqu’un.

Je pense toutefois qu’il y a bien des situations qui seront mal encadrées par cette loi, si elle est votée. Le texte est léger et laisse beaucoup de place à l’interprétation. Son application sera sans doute d’une difficulté croissante à mesure que ces situations feront surface.

Malgré mon éducation catholique, le petit garçon que j’étais n’a jamais pu saisir le concept de la trinité, surtout quand on parlait du saint esprit. Je me souviens que M. le curé essayait maladroitement de nous en expliquer l’essence lors de ses visites en classe mais nous en sortions toujours plus confus qu’éclairés. De ce que je me rappelle, c’est un gars qui n’a pas vraiment de visage, il est juste comme une sorte de vapeur qui flotte autour de dieu et de son fils. Toutefois, s’ils ont des formes différentes et occupent des espaces différents (oui car le garçon est assis à la droite du père), ils sont tous les trois la même personne, c’est le mystère de la trinité. Mais malgré cela, ils ont quand même trois noms différents pour qu’on puisse les différencier, ou plutôt différencier leurs pouvoirs respectifs car le saint esprit avait le don de la procréation alors que Jésus lui ne l’avait pas (on n’a su que beaucoup plus tard qu’il était marié le bougre – merci Dan B. et Martin S.). Si le saint esprit nous semblait très évidemment moins important et intéressant que les deux autres, on nous affirmait que non, que son pouvoir était immense car c’est lui qui nous mettait parfois des idées en tête. J’ai pensé que c’était lui la fois où j’ai projeté une poignée de cerises sauvages sur les fesses de mon petit frère avec mon lance pierre. Ce jour-là, l’esprit saint est descendu du ciel, comme tous les autres saints d’ailleurs, lorsque j’ai appris que les cerises, ça tache. J’ai conclus que son message n’avait pas dû être aussi clair que souhaité et que le saint esprit avait très certainement un sérieux problème de communication. Plus tard, je l’ai cherché lors de mes contemplations détaillées de la voute de l’église le dimanche. Lorsque j’y repérai un triangle qui représentait la sainte trinité, trois côtés et trois angles égaux, je sentais que je m’approchais du but, que j’allais enfin comprendre la trinité. Mais comme toujours j’ai été tiré de ma rêverie par les paroles rituelles « auuuu nom du père, du fils et du saint esprit » auxquelles nous devions apposer le geste du signe de la croix, une figure à quatre pointes dont deux étaient consacrées au saint-esprit.

Maintenant que j’y repense, c’est probablement pour ça que j’ai quitté la religion: je sentais mon esprit me quitter.

Ce n’est pas la première fois qu’un croyant utilise l’argument de la complexité pour arriver à l’inévitable conclusion que notre univers est l’oeuvre d’un créateur suprême. En quelques mots, cet argument stipule que le niveau de complexité qu’a atteint le cosmos est si grand qu’il est inconcevable que tout ceci soit le fruit du hasard. C’est ce que soutient Raynald Valois dans une lettre d’opinion au Soleil de Québec. De sa plume:

On peut alors soupçonner que beaucoup d’entre nous ne considèrent pas l’athéisme comme le signe incontournable d’un esprit libéré et critique. Je pense plutôt que la grande majorité d’entre nous sommes plutôt du sentiment qu’il est plus sensé et rationnel d’admettre l’existence d’un Être suprême que de la nier. En effet comment, entre autres, concevoir qu’un univers si grand et si beau, régi par des lois si complexes et si sophistiquées, soit venu de nulle part et relève du hasard le plus aveugle qui soit? Non, l’existence même et l’ordre merveilleux de notre monde démontrent l’existence d’un Absolu qui en est la cause première. C’est aussi ce qu’ont pensé les plus grands philosophes de l’histoire occidentale, entre autres, Descartes, un des pères du rationalisme moderne.

Sincèrement, je ne vois pas comment on peut être sensé et rationnel en croyant en l’existence d’un être invisible, indétectable, qui n’est jamais entré en contact avec notre espèce de façon claire et non ambiguë, c’est-à-dire par d’autres moyens que par le biais de chamanes qui nous demandent de les croire sur parole. Mais je dérive de mon sujet…

L’argument de la complexité est un des derniers bastions de la croyance rationnelle, celle qui se base sur des arguments philosophiques pour expliquer dieu, par opposition à la croyance émotive, celle qui vient d’une perception inexplicable qu’il existe un être plus grand que nous. On l’appelle aussi parfois l’argument de la beauté car, comme M. Valois l’exprime dans son argument, l’univers n’est pas seulement complexe mais il est beau. Et c’est ainsi que, dans son grand désir d’être rationnel, l’argument en appelle à l’émotion pour prendre racine.

En effet, la beauté n’est pas une propriété de l’univers, c’est une émotion qui existe en nous, une émotion forte qu’on ressent devant le grandiose: le sommet d’une montagne, l’enfant qui sourit, le soleil qui disparaît derrière l’horizon, les cercles concentriques lorsqu’un caillou tombe dans un étang. Que nous trouvions tout cela beau n’aiderait pas à décrire ces situations à quelqu’un qui n’aurait pas les mêmes normes d’esthétique. C’est une déformation de la perception qui n’a d’autre but que de nous attirer vers certaines choses qui sont bonnes pour nous.

Ainsi, l’inhérente relativité de la beauté en fait un argument circulaire et faible qui n’arrive pas à s’échapper de notre esprit émotionnel.

Quant à la complexité, elle est selon moi vouée au même sort. Qui sommes-nous pour juger de la complexité des choses? Ce qui nous apparaît aujourd’hui complexe, avec nos esprits immatures qui n’ont même pas encore réussi à vaincre les maux de notre espèce, sera peut-être finalement plus simple que ce que l’on perçoit. La quête de la connaissance nous enseigne la même leçon à mesure qu’on y progresse: les meilleures explications sont souvent les plus simples. Ce qui autrefois était complexe, mystérieux et magique est devenu fondamental, trivial et facile à comprendre. Des exemples: l’électricité et le magnétisme, la course des planètes dans notre système solaire, la réplication des cellules vivantes. Plus on regarde ces phénomènes, mieux on les comprend, mieux ils s’inscrivent dans l’élégance simple de notre univers qu’on arrive maintenant à percevoir.

Toute cette relative et belle complexité continue de nous émerveiller et de provoquer en nous de fortes émotions. Elle donne un sens à nos vie, celui de mieux l’observer et la comprendre, un sens qui touche deux de nos plus grandes qualités en tant qu’espèce: le désir d’explorer et la capacité de comprendre ce que nous voyons.

N’allons pas gâcher tout ça par des êtres invisibles qui nous attachent au passé et nous empêchent d’avancer. Nous sommes capables de mieux que ça.

À vous tous qui suivez de près tous les RSS du web, y compris ceuxci, vous êtes certainement tombés sur la colorée Michelle Bombshell McGee. C’est l’ex-amish émancipée qui s’est fait tatouer « Pray for us sinners » dans le front et qui fait des photos habillée en nazi ces derniers temps.

Excellent coup de marketing de la part de la droite religieuse qui a enfin trouvé son image!

Je ne suis qu’au quart de la lecture de cette étude de Daniel Dennett intitulée « Preachers who are not Believers » que déjà je me dois de la partager. Le texte nous fait découvrir la vie de cinq pasteurs américains de dénominations différentes qui sont devenus incroyants mais sont encore des membres actifs du clergé.

Quelques extraits:

And so when we talk to [our son] about Bible stories, we remind him constantly that these are just stories. These are stories; think about them in no different way than you would any other stories. […] I’ve thought of God as a kind of poetry that’s written by human beings. As a way of dealing with the fact that we’re finite; we’re vulnerable. — Wes, the Methodist

as long as…you’re talking about God and Jesus and the Bible, that’s what they want to hear. You’re just phrasing it in a way that makes sense to [them]…but language is ambiguous and can be heard in different ways. — Rick, the UCC Campus Minister

If God is God, he’s big enough; he can handle any questions I’ve got. Well, he didn’t. He didn’t measure up! And that sounds, you know, so funny, because if I heard somebody else saying that a year ago, I’d have thought, ‘You are such a sacrilegious person. God’s going to strike you dead by lightning or something!’ — Adam, Church of Christ

Je vous laisse découvrir la suite, si l’anglais ne vous effraie pas trop.